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MIEUX GÉRER SES ÉMOTIONS - ÉP. 02

Dernière mise à jour : 20 mai 2020

Dans l’article précédent, nous avons vu ce qu’est une émotion et à quoi elle sert (article 1). Aujourd’hui, nous allons approfondir le sujet en analysant les 8 étapes qui constituent l’émotion.


Nommer les émotions


Quels sont les différents types d’émotions ? Cela dépend des auteurs… On identifie 4 émotions fondamentales : la joie, la peur, la tristesse et la colère, certains rajoutent le dégout et la surprise.

Nous reviendrons de manière complète et séparée sur chacune d’elles pour mieux les reconnaître.

Mais avant d’entrer dans les détails, nous allons voir comment se manifeste une émotion. Pour cela, il y a 8 étapes : 4 sont corporelles et les 4 autres mentales.

Les étapes d’une émotion


Tout d’abord, sachez qu’une émotion n’arrive pas par hasard ! Comme vu dans l’article 1, elle est synonyme de survie et donc de vie.

Imaginez un peu, une vie sans émotions… ça serait très plat et vide de sens, non ?

Alors, allons-y ! Vivons, et découvrons les étapes d’une émotion.

1 – Perception par les sens

Il se passe quelque chose dans notre environnement et notre corps le ressent.

Nos sens (l’ouïe, l’odorat, le toucher, le goût, la vue) perçoivent cet événement de manière consciente ou inconsciente. L’un de ces sens, ou plusieurs sont activés : ils réveillent notre mémoire et envoient un signal à notre cerveau.

Reprenons l’exemple du lion. Je suis face au lion, je le vois, je l’entends. Un signal est envoyé à mon cerveau et ma mémoire est activée : dans ma culture, on m’a appris que lion=danger (si je suis face à lui dans la savane pas dans le zoo ;)

2 – Sensations corporelles

Cette perception par les sens se transforme en des sensations à l’intérieur de notre corps. Ces sensations sont intimes, et personnelles, propre à chacun.

Avec ce lion face à moi dans la savane, j’ai la sensation d’être en danger, je suis affolée, j’ai des sueurs, mes muscles sont en tension, ma respiration s’accélère, je panique, j’ai peur…

3 – Réactions du corps

Le corps se met ensuite en mouvement, il doit rétablir notre équilibre et donc pour cela se « défendre ». Ce qu’on entend par « défense » c’est le fait que le corps réponde à ces sensations corporelles par des réactions précises.

Je me sens en danger, j’ai peur… mon cerveau peut envoyer un message de fuite, de lutte, ou de repli. Je peux soit courir, combattre le lion, ou me figer et me replier sur moi-même.

4 – Retour à l’équilibre

Après la défense, vient le retour à l’équilibre. Notre corps analyse si notre besoin a été satisfait via notre réaction de « défense ». Si dans le futur, un évènement similaire se produit, notre corps aura gardé en mémoire les réactions que l’on a adoptées. Si elles ont été jugées satisfaisantes, elles pourront être reproduites.

J’ai choisi de m’enfuir en courant, je cours vite, je suis sauvée ! Mon corps gardera cette réaction de défense comme satisfaisante puisque je suis vivante. Si une situation où j’ai très peur se reproduit, je serai, sans-doute, tentée de m’enfuir…

Au contraire, j’ai choisi de lutter, j’attaque du mieux que je peux, mais j’y laisse un bras… Mon besoin de sécurité et de survie n’ont pas été satisfaits… mon corps gardera en mémoire que cette réaction de défense n’est pas appropriée lorsque j’ai peur.

C’est à partir de l’étape 5 et celles qui suivent que l’on peut avoir une influence sur nos émotions puisqu’il s’agit d’un processus conscient.

5 – Maintenir l’équilibre

Ensuite, l’émotion se diffuse dans notre esprit. L’évènement qui a déclenché notre émotion réveille en nous nos besoins existentiels et fondamentaux.

Pour notre face à face avec le lion, on peut se dire que le besoin à satisfaire dans cette situation est tout simplement d’exister, de vivre, survivre et de me sentir en sécurité.

Cette notion de compréhension de nos besoins est très importante, elle permet de nous questionner sur ce que l’on veut vraiment : Quels besoins se cachent derrière nos émotions ? Ce sujet fera l’objet d’un article bien évidemment !

6 – Nouveau comportement

Dans la continuité de l’étape précédente, notre esprit va tout mettre en œuvre pour que ce besoin soit satisfait. C’est également à ce moment qu’apparaissent certaines de nos pensées automatiques. Elles peuvent prendre des formes différentes en fonction de la situation vécue, allant de l’évitement à tout prix jusqu’à la recherche de vivre cette situation en à nouveau.

Suite à ma fuite face au lion, j’ai survécu, j’ai voulu me sentir en sécurité ! Pour continuer à me sentir ainsi, j’éviterai à présent d’aller me promener dans la savane seule, ou j’emporterai une arme, ou j’aurais peur d’une photo de lion… Je pourrais tout autant retourner là bas, seule face à ce lion, pour me sentir vivante de nouveau lorsque je m’enfuis (puisque j’ai survécu la première fois).

7 – Nouvelles sensations

Notre esprit tourne un peu en boucle, on se repasse les émotions, ressentis, mots présents lors de cette expérience.

Dans une situation difficile, le fait de ressentir et ressasser cela peut-être douloureux et nous plonger dans un mal-être. Notre esprit surchauffe.

Après avoir survécu, je pourrais me dire « mais qu’est-ce que j’ai été bête… », « J’ai honte de moi », « mais si ça se trouve j’aurais pu mourir, ma famille aurait été seule… » etc. etc..

Je peux ressentir également des tensions, j’ai toujours mal partout, je suis à bout de souffle, dès que j’ai un peu peur, je pars en courant à toutes jambes.

8 – Nouvelles représentations

C’est en cette dernière étape que nous façonnons un peu notre vision du monde. C’est une représentation purement personnelle et subjective puisqu’elle se fait au fur et à mesure de nos expériences de vie.

De ces résultats de moments de vie passée en sortent nos croyances ! Et oui, elles sont les conséquences de ce travail cognitif en lien avec les besoins que nous souhaitons satisfaire.

Suite à nos expériences, les croyances peuvent devenir binaires : d’un côté le bien, de l’autre le mal, d’un côté les gentils, de l’autre les méchants.

Nous pouvons, avec un travail sur soi (et notamment avec la kinésiologie), prendre conscience de certaines de nos croyances, qui parfois ne sont pas les nôtres, ne nous plaisent pas ou plus, et avoir ainsi la capacité de s’en détacher. En effet, certaines de ces croyances peuvent être des freins dans notre vie et nous empêchent d’avancer comme on le souhaiterait.

Bref, comme vous l’aurez compris, une émotion c’est complexe ! Et bien souvent, dans une situation, il peut y en avoir plusieurs qui se manifestent en même temps avec également plusieurs besoin à satisfaire derrière.

C’est pourquoi il est préférable de prendre son temps pour comprendre ses émotions.

Aujourd’hui vous aurez compris qu’il y a des étapes que l’on ne peut pas contrôler ou modifier, elles sont physiologiques.

Cependant, pour celles de l’esprit, on peut mieux les conscientiser et donc être capable ensuite de les modifier si elles ne sont pas agréables.

Dans les prochains articles, nous aborderons l'émotion JOIE !




 

Sources:

Émotions : quand c'est plus fort que moi - Livre d'Aurore Aimelet et Catherine Aimelet-Périssol

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